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Guide du (ré)-utilisateur

Ce guide s’adresse aux utilisateurs ou ré-utilisateurs de ressources. Ces derniers peuvent être des professeurs, des concepteurs, des formateurs ou des étudiants qui effectuent des recherches dans les banques de ressources, qui utilisent et qui annotent les ressources.

 Le guide fournit conseils relatifs à quatre (4) catégories d’aide pour le ré-utilisateur. Chaque catégorie comprend des activités du ré-utilisateur qui peuvent être soutenues par des aides méthodologiques.
1 – Rechercher et consulter des ressources
2 – Sélectionner une ressource
3 – Utiliser ou réutiliser des ressources
4 – Donner une rétroaction sur la ressource et sur l’expérience de réutilisation
 

1 – Rechercher et consulter des ressources

Le ré-utilisateur peut chercher des ressources de différentes façons :

  (a) – Parcourir un répertoire de ressources

Parcourir un répertoire est particulièrement utile si c’est la première fois que vous le visitez, ou si vous avez seulement une idée générale de ce que vous cherchez. Certains sites utilisent le terme « Explorer » plutôt que « Parcourir » (voir par exemple Exploring Merlot). Les répertoires sont généralement organisés sur une ou plusieurs pages Web, en rubriques et sous-rubriques.

Conseils pratiques pour la navigation :

  • Parcourez le répertoire en naviguant dans le site pour aider à préciser ce que vous recherchez et afin d’affiner votre recherche.
  • Parcourez le site pour avoir un aperçu général de la façon dont les ressources sont classées / organisées dans la banque.
  • Si en parcourant un sujet, vous ne trouvez pas les ressources que vous cherchez, ne perdez pas trop de temps dans cette section et allez explorer une autre rubrique ou une autre vedette-matière. Il serait peut-être utile de consulter l’index des sujets ou le thésaurus, si disponible.
  (b) Utiliser un thésaurus

Un thésaurus est une application qui associe les mots-clés d’une ressource, avec d’autres mots ou termes avec une signification similaire. Qu’est-ce que cela signifie ? Certaines banques utilisent des vocabulaires contrôlés pour décrire leurs ressources. Cela veut dire que les recherches sur des mots inclus dans le vocabulaire ou le thésaurus trouvent les ressources beaucoup plus rapidement que celles qui doivent rechercher dans le texte de la ressource. Le problème est que chaque banque ou presque établit et utilise son propre vocabulaire.

Ainsi un thésaurus va permettre d’associer des termes familiers, avec des termes de vocabulaires établis ayant la même signification.

Conseils pratiques pour l’usage d’un thésaurus :

  • Lorsque vous savez exactement ce que vous cherchez, utilisez le thésaurus pour trouver le plus grand nombre de termes associés possibles.
  • Utiliser le thésaurus peut aussi améliorer votre navigation dans le site. Utilisez le thésaurus pour trouver un ou deux termes pertinents, puis effectuer la recherche à l’aide de ces mots. Vous devriez obtenir une nouvelle série de résultats à parcourir et explorer.

 (c) – Recherche simple

La recherche simple consiste à inscrire les mots correspondant à votre recherche dans la case (généralement intitulée « Recherche ») réservée à cet effet sur la page d’accueil du site, ou sur chaque page du site (voir par exemple Merlot).

Utilisez la recherche simple lorsque vous avez une bonne idée de ce que vous cherchez, mais que vous n’avez pas le titre exact ni le nom de l’auteur de la ressource. Inscrire les principaux mots dans la case « Recherche ».

Par exemple, si vous cherchez des ressources sur ce que pense l’astrophysicien Hubert Reeves sur la théorie du Big Bang, tapez les mots suivants dans la case « Recherche » : Hubert Reeves Big Bang. La recherche simple va s’effectuer sur un de ces quatre mots, ou sur toute combinaison de ces quatre mots, ce qui manque de précision. Si vous voulez être certain que les termes apparaissent seulement comme une expression, alors utilisez des guillemets. Ainsi, vous pouvez rechercher : « Hubert Reeves » « Big Bang». Comme résultat de recherche, vous obtiendrez des ressources avec des ressources avec « Hubert Reeves » et des ressources avec « Big Bang». Mais que faire si vous désirez uniquement des ressources sur Hubert Reeves  ET le Big Bang ? Alors vous avez probablement besoin de la fonction Recherche avancée.

 (d) – Recherche avancée

Si vous savez ce que vous cherchez, la Recherche avancée permet de retracer précisément ce que vous cherchez. Les banques de ressources n’offrent pas toutes l’option de Recherche avancée et lorsqu’elles le font, les caractéristiques varient d’une banque à l’autre. Voici quelques exemples d’options typiquement offertes.

  • Edna (Australie) utilise la recherche booléenne, qui permet de combiner les termes de la recherche en utilisant “Et”, “Ou” et “Pas”.  
Conseil pratique : Pour restreindre les recherches, utiliser « Et » ou « Pas ». Pour élargir les recherches, utiliser « Ou ».
  • D’autres banques comme Merlot raffinent la recherche en précisant le titre, l’URL ou la description de la ressource, et en sélectionnant le titre ou le sous-titre du domaine (ou de la catégorie) de recherche.
     
  • Open Educational Resources (OER) utilise Google pour la recherche et donc utilise le même format que Google pour la recherche avancée.
     
  • Curriki offre un mode de recherche avancée hybride : l’utilisateur peut déterminer dans quelle section d’un répertoire appliquer la recherche, combinant ainsi recherche et parcours.

 2 – Sélectionner une ressource

 Il y a plusieurs facteurs à prendre en compte lors de la sélection d’une ressource :

 a) La ressource convient-elle au besoin d’utilisation ?

Jusqu’à quel point les ressources conviennent-elles pour l’usage que vous voulez en faire ? Les points clés à vérifier incluent, entre autres : le niveau scolaire, le sujet, le type d’enseignement et le format de la ressource. La recherche avancée de Curriki est un bon outil, car elle est organisée exactement en fonction de ce type de considérations.  

 (b) La ressource est-elle appropriée sur le plan pédagogique ?

 Quelques facteurs à prendre en compte ici incluent :

  • Méthode d’enseignement – Cherchez-vous une ressource pour une méthode en particulier (par exemple, didactique, recherche, apprentissage par découverte, apprentissage par résolution de problèmes) ?
  • Objectif pédagogique– Cherchez-vous une ressource centrée sur l’enseignant, ou centrée sur l’apprenant, ou quelque part entre les deux ?
  • Public visé par l’apprentissage - Cherchez-vous une ressource pour des groupes d’individus ou pour des individus ou pour les deux à la fois ?
  • Niveau d’abstraction– Cherchez-vous une ressource dont le contenu est abstrait ou appliqué ?

(c) – La ressource est-elle appropriée sur le plan culturel ?

Jusqu’à quel point la ressource est-elle réutilisable d’une culture à une autre ? La langue d’enseignement est le facteur culturel le plus évident, mais plusieurs autres facteurs peuvent affecter la pertinence de la ressource :

  • Langue – La langue de la ressource correspond-elle à la langue des apprenants ?
  • Expressions idiomatiques – Le langage de la ressource contient-il des expressions ou des mentions inappropriées ou qui ne font pas de sens dans la culture des apprenants?
  • Mentions ou références sociales – Ces mentions dans la ressource sont-elles appropriées dans la culture des apprenants ?
  • Emplacement ? – Jusqu’à quel point la ressource est-elle enracinée dans la culture de l’auteur ? Les mentions ou les références sont-elles assez générales pour continuer à avoir du sens si l’on sort la ressource de son contexte culturel ?
  • Pédagogie – Différentes cultures ont différentes attentes pédagogiques. Jusqu’à quel point la ressource répond-elle aux attentes pédagogiques des apprenants ?

(d) – La ressource est-elle appropriée sur le plan contextuel ?

Jusqu’à quel point le contexte de la ressource correspond-il au contexte d’apprentissage des utilisateurs ? Les facteurs à prendre en considération ici incluent :

  • Apprentissage en classe, ou sur le terrain, ou en milieu de travail – La ressource sera-t-elle utilisée par les étudiants en classe, dans le cadre de travaux pratiques, ou en milieu de travail
  • Apprentissage formel ou informel - La ressource sera-t-elle utilisée dans le cadre d’activités de formation formelles, tel que dans des écoles ou dans des sessions de formation professionnelle, ou bien dans des environnements d’apprentissage informel, tel que dans les parcs ou les musées ?
  • Environnement de formation en présence ou à distance – La ressource sera-t-elle utilisée dans un environnement en présence (i.e. avec les étudiants présents sur place avec les professeurs) ou dans un environnement à distance, avec des apprenants séparés des professeurs, physiquement ou dans le temps ?
  • Apprentissage synchrone ou asynchrone – Si les apprenants et les enseignants sont physiquement/géographiquement séparés, la ressource sera-t-elle utilisée en mode synchrone (i.e. apprenants et enseignants impliqués au même moment dans les activités) ou en mode asynchrone (apprenants et enseignants participant à des moments différents) ?

(e) – La ressource est-elle appropriée sur le plan technologique ?

Jusqu’à quel point la ressource est conforme aux requis technologiques de l’environnement d’apprentissage ? Les aspects à prendre en compte ici incluent : 

  • La ressource est-elle dans un format de fichier acceptable ?
  • Va-t-elle fonctionner avec votre système d’exploitation ?
  • Va-t-elle fonctionner avec votre système de gestion de l’apprentissage (LMS- Learning Management System) ou avec votre gestionnaire de contenus (CMS – Content Management System), si vous en utilisez un ?
  • La ressource est-elle compatible avec les normes que vous utilisez, le cas échéant (par exemple, SCORM, IMS-LD, Common Cartridge) ?
  • La ressource a-t-elle des métadonnées compatibles avec vos standards relatifs aux métadonnées ?

(f) – La ressource peut-elle être adaptée ?

Si la réponse à n’importe laquelle des questions précédentes est « Non », alors il faut se demander si la ressource peut être adaptée au contexte de formation. Formulée autrement, la question pourrait être : « Est-il plus difficile d’adapter cette ressource, que de développer une nouvelle ressource à partir de zéro » ? Même si une ressource peut être adaptée en théorie, si le processus requis pour l’adapter est long et fastidieux, il peut être plus efficace d’en créer une nouvelle. Pour plus d’information sur l’adaptation de ressources, consulter la Section 3(b) de ce guide - Adapter les ressources aux besoins locaux.

  3 – Utiliser ou réutiliser les ressources

 Il y a plusieurs façons d’utiliser ou de réutiliser une ressource : telle quelle, adaptée au nouveau contexte, comme exemple, ou en partie.

(a) – Utiliser une ressource telle quelle

Les principaux aspects à considérer pour la réutilisation intégrale d’une ressource sont les mêmes que ceux lors de la sélection de la ressource :

  • Convient-elle bien au contexte / aux besoins ?
  • Est-elle adaptée sur le plan pédagogique ?
  • Est-elle compatible sur le plan culturel ?
  • Est-elle adaptée au contexte ?
  • Est-elle compatible sur le plan technique ?

Si la réponse à l’une ou à toutes ces questions est « Non », alors il faut envisager d’adapter la ressource.

(b) – Adapter la ressource aux besoins locaux

Avant d’essayer d’adapter une ressource, vous devriez toujours vérifier si le travail d’adaptation requis sera plus ou moins coûteux, ou s’il exigera autant d’efforts que pour produire une nouvelle ressource à partir de zéro.

Adapter une ressource peut impliquer l’un ou l’ensemble des aspects suivants :

  • Habituellement peu d’ajustements sont requis, parce que si la ressource ne convenait pas, elle n’aurait pas été choisie au départ. Les cas les plus courants d’ajustements par les ré-utilisateurs sont lorsqu’ils adaptent une ressource destinée à un niveau d’enseignement, afin de l’utiliser pour un autre niveau.
  • Adapter une ressource au plan pédagogique peut poser un plus grand défi et exiger beaucoup d’efforts. Si une ressource doit être adaptée pédagogiquement, il est plus judicieux d’utiliser la ressource comme un exemple plutôt que comme une unité d’apprentissage, et de créer une nouvelle ressource de A à Z.
  • L’adaptation culturelle d’une ressource implique des travaux tels la traduction et la translittération (adapter les expressions idiomatiques en plus de les traduire) et la localisation : changer les contextes pour correspondre à ceux avec lesquels l’apprenant est familier.
  • Re-contextualiser une ressource peut égalementi s’avérer une tâche complexe et impliquer beaucoup d'efforts de conception. Dans ce cas, il peut s'avérer plus judicieux d’utiliser la ressource liée à son contexte d'origine comme un exemple, à partir duquel créer une nouvelle ressource adaptée au nouveau contexte.  
  • Il est souvent possible d'adapter les ressources au plan technologique, à l'aide de logiciels. Parfois, l'adaptation peut consister simplement à ouvrir la ressource dans un format et à l'enregistrer sous un autre format. Dans d'autres cas, des logiciels spécifiques de conversion peuvent être requis.

(c) – Utiliser la ressource comme un exemple

Tel qu'indiqué précédemment, lorsqu'une ressource ne peut pas être utilisée telle quelle dans l'environnement d'apprentissage, elle peut s'avérer utile comme exemple, en l’intégrant avec d’autres types de ressources. Par exemple, des exercices répétitifs peuvent préparer des activités ouvertes où on demande de choisir parmi ces exercices ou de les comparer selon différents critères.

(d) – Utiliser une partie de la ressource

Dépendamment de la taille ou de la complexité de la ressource pédagogique, il est parfois possible de la découper en plus petites unités d'apprentissage. Ces ressources de plus petite taille peuvent alors être utilisées ou adaptées plus facilement aux nouveaux contextes d'apprentissage.

 4 – Donner une rétroaction sur la ressource et sur l'expérience de réutilisation

Deux (2) types de rétroaction sont importants : la rétroaction sur la ressource et la rétroaction sur l'expérience de réutilisation.

Les moyens offerts aux usagers pour donner leur rétroaction varient d'une banque à l'autre. Ils se résument parfois à des consignes sur comment envoyer leur commentaire sur la ressource (par exemple, par courrier électronique).  Dans d'autres cas, des outils  d'évaluation plus complets sont fournis, incluant pour accorder une note (pointage) aux ressources, pour décrire comment la ressource a été utilisée ou ré-utilisée et pour donner de la rétroaction sur l'expérience de réutilisation (c.à.d sur des aspects techniques ou fonctionnels).  

Quelques liens/références utiles

http://www.gtn-quebec.org/rea/files/2012/08/2006-01_Selection_REA.pdf

GTN-Québec. Guide pour la sélection de REA. Gérald Roberge, septembre 2006. 10 p.
 
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